Samedi 5 décembre 2009 6 05 /12 /Déc /2009 21:06

 

Elle est là, devant moi, auréolée de sensualité pas tout à fait innocente. Je ne peux absolument pas détacher mes yeux de cette créature diaphane qui est assise, juste là, à deux mètres de moi. En avançant la main, je pourrais la toucher. Je ne le ferai certainement pas, j’ai trop peur qu’elle disparaisse dans une gerbe d’étoiles.

Sa chevelure de cuivre encadre un visage légèrement maquillé. Seules ses lèvres sont assez soulignées pour capter l’attention et donner envie de les embrasser. Elles sont d’un rouge carmin que moi, j’appellerais rouge sang tant elles forment une sorte de pousse-au-crime. Elle porte une tenue très érotique, montrant son corps, le donnant à désirer sans le montrer, juste en l’exaltant. La peau de son cou, de ses épaule, est offerte à tous les regards jusqu’à la pointe de ses seins. Seins qui semblent bien prisonniers et comprimés dans un corset très ajusté. Comme j’aimerais leur rendre leur liberté ! Son corset serre sa taille au point que je pourrais lui faire la plus chaude des ceintures avec mes deux mains. Peut-être tremblerais-je à ce moment là…

Plus bas, sa peau n’apparait qu’au dessus de ses bas noirs. Si, au toucher, la douceur ne s’interromprait pas entre la peau du haut de ses cuisses et la soie tissée, la couleur par contre marque un vrai contraste. Cette créature possède une vraie peau de rousse, blanche et pâle à souhait, souple et chaude, lisse et sensible, un instrument de contact infini. Le plus moelleux, le plus doux des cheese-cakes ne serait qu’amertume à côté de la saveur enivrante de cette peau que je collerais volontiers contre ma bouche. Le paradis : sentir sur mes lèvres la chaleur dégagée par ce corps en fièvre, deviner sous mes doigts le frisson du plaisir.

Seul mystère pour moi : que fait-elle déshabillée de la sorte, assise sur son pouf en forme de cœur, avec un minuscule Bibi dans ses mains et devisant avec son perroquet ? S’apprête-t-elle à sortir ? Mon cœur se pince… Va-t-elle disparaître ?

Il me semble cependant que son regard complice, son sourire coquin, dévoilent la promesse d’un futur immédiat fort réjouissant. Soit…

Amusez-vous bien, passez une bonne soirée Miss Décembre !

Quand à moi, je vais me faire un thé noir du Yunnan aromatisé à la fleur de Lotus. J’ai besoin de me relaxer.

Patrick.

 

Par Patrick - Publié dans : écriture-lecture
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On ne voit bien qu'avec le coeur. L'essentiel est invisible pour les yeux.
Antoine de Saint Exupéry.
Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé.
Antoine de Saint Exupéry.

J'ai toujours aimé le désert. On s'assoit sur une dune de sable. On ne voit rien. On n'entends rien. Et cependant quelque chose rayonne en silence...

Antoine de Saint Exupéry. Le Petit Prince, 1946, Gallimard.

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